Je refuse le discours enchanté autour de la signature de l'accord UE-MERCOSUR
- naoualhamzaouinh
- 16 janv.
- 2 min de lecture
Derrière les promesses de prospérité et de libre-échange, l’accord UE–Mercosur fait peser un risque majeur sur notre agriculture, notre élevage, nos territoires ruraux et notre souveraineté alimentaire.
Les agriculteurs européens, et particulièrement français, se verront une nouvelle fois imposer une concurrence déloyale :
des normes sanitaires, environnementales et sociales toujours plus exigeantes d’un côté ;
des productions importées de l’autre, ne respectant pas ces mêmes standards.
On ne peut pas, d’un côté, multiplier les contraintes et les normes environnementales toujours plus lourdes, et de l’autre ouvrir grand nos frontières à des produits qui ne respectent pas ces règles.
L’Europe ne peut pas sacrifier ses paysans, ses éleveurs et ses territoires ruraux sur l’autel du libre-échange mondialisé.
Je défends une Europe des coopérations équilibrées, pas une Europe naïve.
Le commerce international doit être conditionné à une stricte réciprocité des normes, au respect de l’environnement réel ( pas déclaratif ) et à la protection de nos filières agricoles stratégiques.
Sans garanties solides, vérifiables et opposables pour les agriculteurs européens, cet accord reste inacceptable.
Refuser les accords du Mercosur n’est ni une réticence ni une résistance au changement.
C’est une protection vitale de notre souveraineté alimentaire.
Comment peut-on accepter, sans résistance, qu’on sacrifie nos agriculteurs, nos éleveurs et nos territoires ruraux au nom d’un libre-échange hors-sol ?Comment expliquer à celles et ceux qui nourrissent le pays qu’ils doivent respecter toujours plus de normes, pendant que l’on ouvre nos frontières à des productions qui ne respectent pas ces exigences ?
Ce n’est pas du progrès.
C’est une mise en concurrence déloyale organisée.
C’est l’abandon d’un pilier stratégique de notre indépendance.
La souveraineté alimentaire, c’est la capacité d’un pays à nourrir sa population, à sécuriser ses approvisionnements et à maintenir des filières agricoles vivantes sur tout le territoire.
Accepter les accords du Mercosur sans conditions strictes, sans clauses de réciprocité réelles et sans protections effectives pour nos filières, c’est renoncer à cette souveraineté.
Résister à cet accord, ce n’est pas se replier.
C’est défendre une Europe lucide, responsable et fidèle à ses territoires.
Je refuse le discours enchanté autour de la signature de cet accord.

Naoual Hamzaoui





Commentaires