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L’hystérie collective n’a jamais nourri la France

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Depuis plusieurs semaines, le débat sur l’acétamipride alimente les peurs, les raccourcis et les amalgames. Cette substance, utilisée dans certaines cultures françaises, fait l’objet de polémiques médiatiques déconnectées de la réalité scientifique et agricole.


J'ai choisi de prendre la parole pour défendre une position claire :

non, l’acétamipride n’est pas un poison généralisé ;

oui, la France a le droit de protéger ses agriculteurs par des moyens raisonnés, encadrés et souverains.



Essayons une approche rationnelle et équilibrée de l’acétamipride


La polémique autour de l’acétamipride illustre une dérive de notre débat public : celle où l’émotion et l’idéologie prennent le pas sur la raison, la science, et la souveraineté de nos choix agricoles.


L’acétamipride est un insecticide néonicotinoïde autorisé au niveau européen, classé comme « substance active approuvée » par l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Il est bien moins toxique que d’autres molécules de sa famille, aujourd’hui interdites, et son usage reste strictement encadré.


Il est utilisé pour protéger certaines cultures (pommes, cerisiers, légumes sous serre...) contre des ravageurs qui prolifèrent du fait du dérèglement climatique. Les doses autorisées sont calculées selon des normes sanitaires strictes, avec des limites maximales de résidus (LMR) bien inférieures aux seuils de risque sanitaire.


La vraie menace : les produits ultra-transformés et les importations non conformes


Ce ne sont pas les substances utilisées sous contrôle en France qu’il faut accuser, mais bien :

  • Les résidus de pesticides interdits en France, mais encore utilisés dans des pays tiers et présents dans les produits importés,

  • Les perturbateurs endocriniens reconnus par l’ANSES, retrouvés dans des emballages plastiques, des cosmétiques, des jouets ou des produits ménagers,

  • L’exposition chronique à des mélanges chimiques, issus de l’environnement industriel, du mobilier, de l’alimentation ultra-transformée, etc.


Selon le rapport de l’EFSA de 2022 sur les résidus de pesticides dans l’alimentation, plus de 7 % des échantillons importés excèdent les seuils légaux européens, contre moins de 2 % pour les produits issus de l’agriculture française.


Pendant que l’on s’acharne sur des substances évaluées et encadrées scientifiquement, comme l’acétamipride, nous laissons entrer en France des tonnes de denrées traitées avec des molécules interdites en Europe.


Où trouve-t-on l’acétamipride ?


Contrairement aux fantasmes véhiculés, l’acétamipride n’est pas un résidu omniprésent :

  • Il est détecté à de très faibles concentrations, le plus souvent inférieures aux seuils de quantification,

  • Il est absent des produits transformés, non utilisé dans les cosmétiques ou produits d’entretien,

  • Il n’est pas classé CMR (cancérigène, mutagène ou reprotoxique), ni perturbateur endocrinien, par l’ANSES.


Il n’est pas considéré comme polluant persistant, et son usage est ciblé pour limiter les effets sur la faune non visée.


Et la biodiversité ? Une évaluation claire des risques


Contrairement à d'autres néonicotinoïdes interdits, l’acétamipride a été réévalué par l’EFSA en 2018, qui a conclu qu’il ne présente pas de risque inacceptable pour les abeilles, dans les conditions d’usage autorisées. Il ne possède pas de propriétés systémiques fortes, ce qui signifie qu’il ne contamine pas durablement le nectar ou le pollen.


L’ANSES, de son côté, a rappelé en 2020 que l’acétamipride reste dans un cadre de surveillance, mais qu’aucun élément scientifique ne justifie son retrait immédiat.



Ce n’est donc pas l’usage raisonné d’un produit encadré qui menace la biodiversité, mais un ensemble de pressions structurelles, souvent indépendantes de l’agriculture conventionnelle.


Défendre l’agriculture française, c’est défendre la santé publique et la souveraineté alimentaire


La loi Duplomb vise à remettre de la cohérence dans notre modèle agricole et commercial : pourquoi interdire à nos agriculteurs des produits validés par l’Europe et l’ANSES, pendant que nous acceptons l’importation de produits bien plus chargés en résidus interdits ?


C’est un déséquilibre économique qui pénalise les producteurs français,

C’est une hypocrisie environnementale, car ces produits viennent de loin,

C’est un danger sanitaire réel, car moins surveillés, moins réglementés.



Pour une écologie lucide, fondée sur la science


Ce débat dépasse l’acétamipride. Il interroge notre capacité à faire confiance aux agences sanitaires, à défendre nos producteurs, à protéger les consommateurs sans céder aux paniques collectives.

Terragora plaide pour une écologie ancrée, pragmatique, souveraine, loin des dogmes. Je défends le droit de nos agriculteurs à produire en sécurité, avec des outils scientifiquement validés, face à un marché global qui ne joue pas avec les mêmes règles.




📌 Pour en savoir plus :

  • ANSES – Fiche substance acétamipride

  • EFSA – Évaluation des risques pour les pollinisateurs – acétamipride

  • Rapport EFSA 2022 sur les résidus de pesticides dans l’alimentation


 
 
 

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