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Stress Test of the Nature Directives

il y a 3 heures
3 min de lecture

De Pau à Bruxelles : porter la voix du terrain au cœur des institutions européennes


Le 29 septembre dernier, j’étais au Parlement européen à Bruxelles pour assister à la conférence consacrée au « Stress Test of the Nature Directives: Next steps for wildlife conservation and management in Europe ».

Un rendez-vous particulièrement important pour celles et ceux qui, comme moi, travaillent depuis plusieurs années sur les questions de chasse, de ruralité, de biodiversité et de gestion de la faune sauvage.


Organisée autour du député européen Juan Ignacio Zoido, président de l’intergroupe « Biodiversity, Hunting, Countryside », avec la FACE et l’European Landowners’ Organization (ELO), cette rencontre réunissait parlementaires européens, représentants de la Commission européenne, gestionnaires d’espaces protégés, propriétaires fonciers et acteurs du monde cynégétique.

La commissaire européenne à l’Environnement Jessika Roswall a participé aux échanges.


Pourquoi ce « stress test » est-il important ?


La Commission européenne réexamine actuellement la mise en œuvre des directives Oiseaux et Habitats, deux textes fondamentaux de la politique européenne de protection de la nature.

Il ne s’agit pas de remettre en cause l'objectif de conservation de la biodiversité.


La vraie question est ailleurs : les règles européennes permettent-elles toujours d'atteindre efficacement cet objectif tout en tenant compte des réalités scientifiques, territoriales, économiques, sociales et culturelles ?


Les débats du 29 septembre ont fait apparaître plusieurs sujets essentiels : sécurité juridique, évolution de la réglementation, connaissances scientifiques, gestion des territoires et prise en compte de ceux qui vivent et agissent quotidiennement sur le terrain.

Autant de sujets qui méritent désormais une analyse approfondie de leurs conséquences pour les acteurs concernés.


Protéger la nature ne peut pas signifier administrer les territoires

depuis Bruxelles sans écouter ceux qui les connaissent.


Agriculteurs, forestiers, propriétaires, chasseurs, collectivités, scientifiques et gestionnaires de territoires possèdent une connaissance concrète qu'aucune politique de biodiversité ne peut durablement ignorer.

La question des pratiques cynégétiques traditionnelles mérite également d'être posée dans ce cadre.

Parce que la biodiversité européenne n'est pas uniforme.

Parce que les territoires ne le sont pas davantage.

Et parce que certaines pratiques sont aussi liées à une histoire, à une culture et à un patrimoine rural qu'il faut savoir examiner avec sérieux, sur la base des données scientifiques et de la réalité du terrain.


De Pau à Bruxelles


En novembre 2023, j'étais devant le tribunal administratif de Pau pour défendre les chasses traditionnelles.

En septembre 2026, j'étais au Parlement européen pour suivre un débat qui touche directement à l'avenir des politiques européennes de conservation et de gestion des espèces.


Il en a coulé de l'eau sous les ponts. Et de l'encre aussi.


De Pau à Bruxelles, des manifestations aux institutions, mon engagement a changé de forme mais Pas de conviction.


Aujourd'hui, je crois plus que jamais à la nécessité de faire remonter les réalités du terrain là où se construisent les décisions.

C'est aussi cela, pour moi, la représentation d'intérêts : créer un lien entre ceux qui vivent les politiques publiques et ceux qui les écrivent.


Mais ce travail a aussi une réalité économique.

Être présent là où les décisions se préparent, comprendre leurs conséquences et défendre les intérêts de ceux qui seront directement concernés demande du temps, de l'expertise et des moyens.


Après plusieurs années d'engagement largement assumé sur mes propres moyens, je souhaite désormais franchir une nouvelle étape : mettre cette expertise au service des acteurs qui ont un intérêt à défendre auprès des institutions françaises ou européennes.


Entreprises, associations, organisations professionnelles, collectifs et acteurs des territoires : si une évolution réglementaire concerne directement votre activité ou si vous avez un dossier à porter auprès des pouvoirs publics, parlons-en.


Certaines informations se partagent.

L'analyse, la stratégie et la représentation sont un métier.


 
 
 

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